mercredi 20 février 2013

Aide technologique en classe langage




                                           http://news.bbcimg.co.uk/media/images/53533000/jpg/_53533987_011065111-1.jpg

Lors de mon dernier stage, dans une classe de langage, puisque mes élèves bénéficiaient de la mesure 30810, ils avaient droit à une aide technologique. Pour répondre à leurs besoins particuliers, ils disposaient d’un outil technologique comme un ordinateur ou un iPad qu’ils pouvaient ramener à la maison. Cet outil les suivra tout au long de leur parcours scolaire tant qu’ils ne changeront pas de cote ou de commission scolaire. Comme l’orthophoniste de l’école me l’a mentionné, cet outil technologique vise à aider l’élève et devrait être utilisé durant la majeure partie des apprentissages. Cependant, certains enseignants sont réticents à l’utilisation des technologies et c’était le cas de mon enseignante-associée. Ainsi, les ordinateurs n’étaient pas fréquemment utilisés et les élèves ne les transportaient pas à la maison afin d’avoir une aide supplémentaire. 

Les élèves disposaient également d’une autre aide technologique dans la classe : WordQ. Ce logiciel de prédiction de mots facilite l’écriture des élèves en difficultés. Au cours de mon stage, je n’ai vu qu’une seule élève se servir de ce logiciel. Pourtant, la différenciation pédagogique était l’une de ses préoccupations majeures. 

Il est vrai qu’une aide technologique peut aider à différencier les apprentissages, mais encore faut-il que l’enseignant veuille et sache s’en servir. Ainsi, je me questionne sur la pertinence de la mesure « 30810 », si les enseignants n’utilisent pas les aides technologiques à bon escient. Faudrait-il exiger davantage lors d’une demande pour de l’aide technologique de la part d’un enseignant, que celui-ci l’utilise  quantitativement et qualitativement? Mais, comment s’en assurer et faire en sorte que l’élève ne soit pas privé de toute forme d’aide ou de support ?

Voici un site internet expliquant en détail la mesure 30810 :

mercredi 13 février 2013

L'utilisation du iPad en classe



                                   http://img.scoop.it/y5QxZVk9AdZdjRF5ZpwB0jl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJ

Lorsqu’on aborde l’intégration des TIC dans le milieu scolaire, c’est souvent le TBI ou bien l’utilisation d’ordinateurs dont on parle. Ainsi, dans ce billet, je vais aborder la présence des iPads en classe, de leurs avantages et de leurs limites. Au cours de mon dernier stage en classe de langage, mes élèves avaient droit à un outil technologique les suivant tout au long de leur parcours scolaire, car ils ont une cote 30 et plus. Tous les élèves étant dans la classe depuis déjà deux ans avaient un ordinateur qui était sous une étagère et amassait la poussière. Cette année, l’orthophoniste proposait une autre solution quant au choix de cet outil pédagogique: l’iPad. À plusieurs reprises, j’ai pu voir les élèves se servir d’iPads lors de rencontres avec l’orthophoniste et on pouvait nettement constater un accroissement de leur motivation.

Avantages
Avec l’iPad, on peut diminuer le coût généré par l’achat de livres. Il s’agit simplement de les télécharger en ligne, à moindre coût pour y avoir accès. Il y a également un nombre important d’applications gratuites pouvant être téléchargées en plus de tout ce que l’on retrouve gratuitement sur le web (réseaux sociaux permettant les échanges, blogues, moteurs de recherche, etc.) Des applications offrent des exercices comme ceux qui sont habituellement faits par écrit. De cette façon, on économise du temps, de l’argent et surtout beaucoup de papier. Un autre avantage difficile à négliger est son petit format qui permet de le transporter plus facilement qu’un ordinateur. De plus, la batterie dure jusqu’à dix heures ce qui permet de se déplacer aisément dans la classe sans être toujours connecté. Enfin, l’iPad offre un accès internet instantané.

Limites
Pour l’enseignant ainsi que pour les parents l’utilisation du iPad peut se révéler très ardue. De plus, certains parents peuvent avoir une réticence face à cet outil technologique. Outre cela, l’accès aux réseaux sociaux peut être intéressant, mais peut également être difficile à gérer. Un autre gros désavantage est que les applications en français demeurent encore moins nombreuses que celles en anglais. De plus, si la classe n’a pas de connexion WiFi, l’iPad devient presque inutile. Enfin, les activités pour lesquelles le iPad est intéressant sont surtout les recherches et la lecture tandis qu’il est plus difficile d’y rédiger un travail. Ainsi, on peut l’utiliser pour la majeure partie des apprentissages scolaires, mais il offre peu de traces écrites pour les parents.

Voici quelques liens intéressants m’ayant permis de trouver des avantages et limites concernant le iPad :






mercredi 6 février 2013

Modèle TPaCK

                                             http://mkoehler.educ.msu.edu/tpack/files/2011/05/tpack.jpg


Étude de Jason Abbitt
En 2011, Jason Abbitt étudie la relation possible entre les différents domaines de savoirs et le sentiment d’efficacité personnelle d’un enseignant face à l’intégration d’outils technologique en classe. 18 % d’entre eux ont un sentiment de compétence dans l’acquisition du savoir technologique tandis que 63 % ont un sentiment de compétence dans la sous-catégorie technologie, pédagogie et contenu disciplinaire. Le savoir technologique seul n’est pas suffisant pour augmenter le sentiment de compétence d’un futur enseignant concernant l’intégration des outils technologiques en classe. En ajoutant l’aspect pédagogique et le contenu disciplinaire, les futurs enseignants perçoivent les savoirs technologiques comme importants pour l’intégration réussie d’outils pédagogiques en classe.

Voici les pistes de réflexion à la fin de la vidéo qui ont influencé ma réflexion :
        1. Comment mobiliser les savoirs TPD de manière à soutenir efficacement le programme de formation de l’école québécoise?
        2. Comment articuler ces savoirs de manière à être un bon enseignant au 21e siècle?

Importance de ne pas prendre un savoir de façon individuelle 
Pour être un bon enseignant, je crois qu’il faut utiliser les trois grands domaines de savoirs du modèle TPaCK de façon efficace. Tout comme l’étude de Jason Abbitt le démontre, il ne faut pas se servir d’un seul savoir de façon individuelle. Il est préférable de jumeler ces savoirs comme dans les quatre sous-domaines afin d’accroître, non seulement le sentiment d’efficacité des enseignants, mais également de répondre efficacement aux besoins des élèves. En effet, il ne suffit pas d’utiliser un savoir seul, (par exemple, l’utilisation par l’enseignant d’un ordinateur pour offrir aux élèves un enseignement de qualité) tout comme le savoir pédagogique seul n’est pas suffisant pour enseigner à un élève. Il faut donc le jumeler avec des contenus disciplinaires pour qu’il puisse être valable.

Modèle intéressant… en théorie
Je crois que d’avoir ajouté l’aspect technologique au modèle de Lee Shulman démontre une la préoccupation du domaine de l’éducation de renouveler son enseignement et de s’adapter à l’ère du 2.0. Cependant, je me questionne sur la façon dont on intègre ce savoir. Tout comme l’étude de Jason Abbitt le démontre, les enseignants ne se sentent pas compétents dans l’acquisition seule du savoir technologique. Pourtant, de nombreux enseignants se sentent plus compétents lorsque vient le temps de développer des situations d’apprentissage intégrant la technologie. Je trouve ces statistiques assez contradictoires puisque pour utiliser les technologies dans les situations d’apprentissages, il faut d’abord savoir les utiliser soi-même. Le modèle TPaCK est très intéressant en théorie, mais faudrait-il encore que l’on puisse avoir accès à une formation de qualité concernant l’utilisation de TIC en enseignement. Je crois qu’il faudrait avant tout suivre une formation efficace pour se servir des outils technologiques. Il serait ensuite impératif de poursuivre cette formation afin de pouvoir développer des SAÉ efficaces en utilisant le quatrième sous-savoir (technologie, pédagogie et contenu disciplinaire) afin de pouvoir transformer le savoir en savoir-être puis finalement en savoir-faire.

Voici le blogue très intéressant d’une enseignante qui relate le manque de formation des enseignants quant à l’intégration des technologies en classe :




Modèle TPaCK:



mardi 29 janvier 2013

Réflexion critique du texte de Françoise Poyet : Impact des TIC dans l’enseignement, une alternative pour l’individualisation

            http://socialmediaclub.org/sites/default/files/bigstock-children-at-computer-terminals-3917452.jpg


Le texte français de Françoise Poyet, Impact des TIC dans l’enseignement, une alternative pour l’individualisation, présente une multitude de travaux de recherche concernant l’usage des TIC en enseignement. L'auteure met de l’avant, selon elle, des résultats de recherche qu’ils soient favorables ou non à l’utilisation des TIC dans le domaine de l’enseignement. La visée de l’auteure est de démontrer que cette utilisation permet de « prendre en compte des différences individuelles, favorisent l’individualisation des enseignements et représentent, de fait, une alternative pour gérer l’hétérogénéité des élèves. »
J’ai remarqué cependant qu’elle n’a pas présenté de résultats de recherche qui soient totalement défavorables à l’utilisation des TIC. Est-ce que c’est parce qu’il n’en existe pas ou bien est-ce parce qu’elle avait préalablement un parti prix pour les technologies ? Pourtant l’auteure elle-même a abordé le fait que certains autres auteurs « brouillent les pistes en manière d’objectivité. »
L’auteure nous présente beaucoup d’aspects positifs sur l’utilisation des TICS. D’abord, certains chercheurs ont prouvé que la participation et la motivation sont grandissantes avec l’utilisation des TIC. En outre, il y aurait une plus grande collaboration entre les enseignants. L’acquisition des savoirs serait aussi augmentée et on remarquerait une amélioration des performances scolaire, tout cela grâce à l’utilisation de TIC. L’effet Flynn qui est une augmentation du Q.I. et aussi une plus grande demande de stimulation intellectuelle observée depuis quelques années, serait également, selon une étude, en partie causée par les TIC. L’auteure fait aussi part d’une étude sur les résultats du traditionnel test PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) qui a démontré que les élèves obtenaient des résultats légèrement supérieurs s’ils avaient accès à un ordinateur. Cependant, l’auteure du texte aborde une autre étude qui vient contredire cette dernière en disant qu’il n’y a pas de différence entre un élève ayant un ordinateur et un élève n’en ayant pas. Elle aborde également une étude où les résultats prouvent que les performances des élèves ayant une utilisation moyenne des TIC seraient plus élevées. Bref, dans la présentation des résultats de recherche, on peut voir que l’auteure est nettement en faveur de l’utilisation des TIC, mais qu’une utilisation modérée est souhaitable, comme pour tous les aspects de la vie.
Après avoir lu ce texte, je me suis questionnée sur l’objectivité de l’auteure puisqu’il n’y avait pas beaucoup d’aspects négatifs aux TIC. J’ai donc effectué quelques recherches pour trouver les effets qui pourraient être néfastes concernant les TIC. Dans l’article ci-dessous, on dit que l’intérêt pour la lecture a chuté depuis l’apparition des ordinateurs dans les foyers.
Dans le reportage ci-dessous, on nous explique qu’un enfant trop exposé à la télévision à de moins bonnes notes en mathématiques, une estime de soi plus faible, des habitudes de consommation de boissons gazeuses peuvent se développer et ils ont tendance à manger moins de fruits et de légumes.  Tout comme l’auteure du texte, on nous dit qu’il faut les utiliser modérément. Ce que l’on peut trouver sur les effets négatifs de la technologie traite bien souvent de la surexposition mais la majorité des documentaires et articles traitent de ses effets positifs.

L’individualisation de l’enseignement est le thème principal abordé dans le texte de Françoise Poyet. Elle croit que l’utilisation des TIC pourrait accroître l’égalité des chances des élèves en répondant aux besoins de chacun. Pour les élèves en adaptation scolaire, les outils technologiques offriraient un soutien à l’enseignant et aux élèves à condition qu’ils soient utilisés à bon escient et de manière active. Je suis en accord avec l’auteure, cependant, le terme individualiser l’enseignement est incorrect. Elle aurait dû plutôt utiliser la notion de différenciation pédagogique. En effet, « la différenciation pédagogique n’est pas de l’enseignement individualisé. Selon Perrenoud (1996), il n’est pas possible, ni même souhaitable, de procéder à une prise en charge individuelle et personnelle de chaque élève. Non seulement on ne nous demande pas l’impossible, mais on affirme même que ce n’est pas souhaitable pour les élèves. » (Tibi & Archambault)

mercredi 23 janvier 2013

Technologie et paradigme de l'enseignement

                                    http://www.image-drole.eu/image/image-choc/page/2/


A vision of Students Today est une vidéo qui a été mise en ligne le 12 octobre 2007. Une classe d’étudiants nous amène dans leur réalité en écrivant sur des bouts de papier ou sur leurs ordinateurs leur perception de l’enseignement. Dans leurs messages on peut constater un questionnement général face au système d’éducation actuel. La vidéo a un large contenu, mais le thème principal est sans aucun doute le fossé qui s’est creusé entre l’enseignement traditionnel et les nouvelles technologies. Effectivement, les méthodes d’enseignement n’ont pas été renouvelées depuis le 19e siècle, et ce malgré la technologie qui n’a cessé de progresser.

Depuis l’apparition de ces technologies, les jeunes sont devenus multitâches. Il aurait donc fallu que le domaine de l’enseignement s’y adapte, mais il demeure relativement archaïque avec ses cours magistraux. On peut constater le désintérêt des élèves qui naviguent sur internet durant leur cours ou qui ne s’y présentent simplement pas. La vidéo démontre très bien ce phénomène quand les étudiants inscrivent tous ce qu’ils font dans une journée et que cela le compte 26.5 heures. C’est-à-dire qu’ils sont de la génération où ils peuvent effectuer diverses tâches. « Les jeunes (18-24 ans) sont les plus perméables à cette tendance : 81 % d'entre eux peuvent être considérés, selon le Pew Research Center, comme des téléspectateurs multitâches. » (Deglise, 2012) Ainsi, un enseignement magistral ordonné et classifié n’est plus d’actualité et on se doit de le renouveler. Un enseignant qui est placé à l’avant d’une classe et transmet un savoir de façon unidirectionnelle aux étudiants qui, eux seraient pourtant en mesure d’aller chercher l’information par eux-mêmes sur internet est largement dépassé. Est-il possible que l’enseignement traditionnel ne soit pas compatible avec la jeunesse d’aujourd’hui? Si les étudiants accordent autant de temps aux nouvelles technologies, ne serait-il pas important d’en tirer avantage et de les utiliser davantage en enseignement? Ne faut-il pas d’abord aller chercher les intérêts des élèves pour accroître la motivation scolaire? Est-ce que l’enseignement n’est pas adapté à la nouvelle génération ou bien est-ce la nouvelle génération qui ne s’est pas adaptée à l’enseignement? Les modalités d’enseignement devraient être au service de la société et de ses individus et non l’inverse.

Deglise, Fabien. (2012). Tout comme l’ordinateur, l’humain devient lui aussi multitâche. Le Devoir. Repéré à 
 http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/les-mutations-tranquilles/354847/tout-comme-l-ordinateur-l-humain-devient-lui-aussi-multitache

                                       http://www.youtube.com/watch?v=dGCJ46vyR9o